Cultiver la morille, transmettre le savoir-faire. Préparer sa saison

CHAPITRE 12 / 22

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L’approche probiotique

Accompagner le mycélium, c’est aussi s’intéresser à ses partenaires invisibles.

01

Pseudomonas putida, partenaire du mycélium

Notre approche s’appuie sur la relation entre le mycélium et les bactéries du sol, notamment Pseudomonas putida. Leur présence varie selon le terrain et les cultures précédentes. L’ensemencement bactérien vise à installer un environnement favorable autour des points de culture.

La terre cuite des PODs contient de l’oxyde de fer. Ses pores constituent un piège à bactéries, notamment Pseudomonas putida, et favorisent leur contact avec les hyphes du mycélium. Dans notre approche, ces échanges contribuent à la constitution puis à la restitution de ressources, notamment lipidiques, pendant la vernalisation.

La présence de ces bactéries varie d’un sol à l’autre et peut diminuer après une culture de morilles ou une période où le sol reste nu. Le couvert végétal constitue une base de préparation ; dans une conduite commerciale, il ne compense pas nécessairement à lui seul la consommation bactérienne du cycle précédent.

02

Intervenir après la préparation organique

Appliquez l’apport bactérien fourni avec le mycélium par arrosage la veille du semis, après l’amendement carboné. Les petits tunnels le protègent des ultraviolets. L’intervention au Bti contre les larves de moucherons se prévoit au même moment, dans les conditions du produit utilisé.

L’apport bactérien est liquide et vivant ; il est livré avec le mycélium. Prévoyez son utilisation dans l’enchaînement de la préparation, en le protégeant des ultraviolets dès son application.